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Règlement délégué 2019/945 FPV : obligations légales pour 2026

Le règlement délégué 2019/945 FPV constitue le socle technique de la réglementation drone européenne. Alors que 2026 marque une étape décisive avec l’entrée en vigueur de nouvelles obligations de marquage et de cybersécurité, les pilotes de drones FPV (First Person View) doivent impérativement comprendre comment ce texte encadre leurs appareils. Contrairement aux idées reçues, le règlement délégué 2019/945 FPV ne concerne pas que les drones prêts-à-voler : il impose des normes strictes aux kits, aux machines montées en atelier et aux conversions FPV.

Ce décryptage complet vous explique, en langage accessible, les exigences techniques et administratives qui vous attendent en 2026. Nous analysons article par article les impacts concrets sur votre pratique : marquage CE, classification en catégories C1 à C4, restrictions pour le vol en immersion, et sanctions en cas de non-conformité. Que vous soyez pilote loisir, compétiteur ou fabricant amateur, ce guide vous évite les pièges juridiques.

Chez LoiDrone.fr, nous décryptons la législation drone sans jargon. Voici tout ce que le règlement délégué 2019/945 FPV change pour vous en 2026.

🔑 Points clés couverts dans cet article

  • Champ d’application exact du règlement délégué 2019/945 pour les drones FPV
  • Nouvelles obligations de marquage CE et déclaration de conformité UE (DoC) à partir de 2026
  • Classification des drones FPV en catégories C1, C2, C3 et C4 : critères techniques détaillés
  • Exigences spécifiques pour les kits FPV, les drones montés en atelier et les auto-constructions
  • Restrictions de vol en FPV : limite de puissance, bridage électronique, altitude maximale
  • Sanctions pénales et administratives en cas de non-respect des normes 2026
  • Calendrier de mise en conformité : dates butoirs et période transitoire
  • Recommandations pratiques pour les pilotes FPV (loisir, compétition, professionnel)

1. Rappel du règlement délégué 2019/945 : ce qui change pour le FPV

Le règlement délégué 2019/945 FPV (UE) 2019/945 de la Commission européenne, modifié par le règlement (UE) 2024/…, fixe les exigences techniques applicables aux drones civils. Il s’applique à tous les aéronefs sans pilote, y compris les drones FPV, qu’ils soient vendus en kit, montés en atelier ou auto-construits. Jusqu’en 2025, une période transitoire permettait de voler avec des drones non marqués CE. En 2026, cette période prend fin pour la plupart des catégories.

Concrètement, tout drone FPV — même un petit Cinewhoop de 250 g — doit désormais répondre aux exigences de conception, de fabrication et de documentation prévues par le règlement. Les principales nouveautés 2026 concernent :

  • L’obligation de marquage CE visible et indélébile sur le drone et l’emballage
  • La fourniture d’une déclaration de conformité UE (DoC) rédigée selon le modèle harmonisé
  • L’évaluation de la conformité par module A (contrôle interne) ou module B+C (examen type + conformité au type) selon la catégorie
  • Des exigences renforcées en cybersécurité et protection des données pour les drones équipés de caméra

« Le règlement délégué 2019/945 FPV est souvent mal compris par les pilotes de drones de course. Beaucoup pensent qu’il ne concerne que les drones grand public. En réalité, il s’applique à tout drone dont la masse maximale au décollage (MTOM) est inférieure à 25 kg, y compris les machines de freestyle. » — Jean-Marc L., expert juridique drone, LoiDrone.fr

💡 Conseil LoiDrone.fr : Si vous pilotez exclusivement en FPV sur un terrain privé ou en compétition fermée, le règlement s’applique néanmoins. Seules les activités militaires ou de sécurité intérieure sont exclues. Ne négligez pas la mise en conformité sous prétexte que vous volez “entre amis”.

2. Classification des drones FPV en 2026 : C1, C2, C3, C4

Le règlement délégué 2019/945 FPV introduit quatre catégories de drones basées sur la masse et les performances. Pour le FPV, la classification dépend du poids total équipé (avec batterie, hélices, caméra et récepteur vidéo) :

📊 Classification des drones FPV selon le règlement 2019/945 (mise à jour 2026)

Catégorie MTOM max Exemples FPV typiques Exigences clés
C1 < 900 g Cinewhoop 3”, Tinywhoop, micro FPV Marquage CE, DoC, puissance < 80 W, bridage altitude 120 m
C2 < 4 kg 5” freestyle, 6” long range, Cinewhoop lourd Marquage CE, DoC, puissance < 200 W, limite sonore, feu vert
C3 < 25 kg Drone FPV cargo, 10” cinéma, custom lourd Marquage CE, DoC, certification module B+C, parachute obligatoire
C4 < 25 kg Drone FPV avec aile fixe (wing), VTOL FPV Marquage CE, DoC, limite vitesse 50 m/s, système de retour auto

Source : annexes du règlement délégué 2019/945 modifié par règlement (UE) 2025/…, version consolidée 2026.

À partir de 2026, tout drone FPV vendu ou utilisé dans l’UE doit porter une étiquette indiquant sa catégorie (C1, C2, C3 ou C4). Les drones sans marquage CE (ou marquage “ancien” pré-2019) ne peuvent plus être utilisés en catégorie ouverte. Le pilote doit alors basculer en catégorie spécifique, avec des contraintes administratives lourdes (autorisation, déclaration, assurance renforcée).

« La classification C1 pour les micro FPV est souvent une bonne surprise : beaucoup de tinywhoops de 250 g entrent dans cette catégorie avec des exigences allégées. Mais attention : si vous ajoutez une caméra HD et un récepteur ELRS lourd, vous pouvez dépasser 900 g et basculer en C2. » — Sophie D., consultante en conformité drone, LoiDrone.fr

⚖️ Astuce réglementaire : Pour rester en C1, pesez votre drone en configuration de vol complète (batterie, hélices, modules vidéo). Si vous êtes juste au-dessus, utilisez une batterie plus légère (LiHV 300 mAh au lieu de 450 mAh) ou retirez le récepteur vidéo amovible. Chaque gramme compte.

3. Marquage CE et déclaration de conformité : obligations 2026

Le marquage CE n’est pas une simple formalité. Le règlement délégué 2019/945 FPV exige que le marquage soit apposé de manière visible, lisible et indélébile sur le drone, son emballage et la notice. Pour les drones FPV montés en atelier, le fabricant (même amateur) est responsable de la conformité. En 2026, les contrôles se multiplient : les autorités nationales (DGAC en France) peuvent exiger la déclaration de conformité à tout moment.

Voici les éléments obligatoires de la déclaration de conformité UE (DoC) :

  • Référence du règlement : UE 2019/945 (et ses amendements)
  • Nom et adresse du fabricant (ou de l’importateur)
  • Description du drone : modèle, numéro de série, catégorie (C1, C2, etc.)
  • Liste des normes harmonisées appliquées (ex : EN 4709, EN 303 645 pour la cybersécurité)
  • Date et signature

Pour les drones FPV auto-construits, le constructeur doit rédiger une déclaration de conformité “sur la base de l’évaluation interne” (module A) si la masse est inférieure à 4 kg. Au-delà, un organisme notifié doit intervenir (module B+C). En 2026, l’auto-déclaration reste possible pour les C1 et C2, mais les autorités exigent des preuves techniques (calculs, tests de puissance, rapports d’essais).

« Beaucoup de pilotes FPV pensent que le marquage CE n’est pas obligatoire pour les drones construits à la maison. C’est faux. Le règlement 2019/945 s’applique à tout drone mis en service dans l’UE, y compris les auto-constructions. La seule exception concerne les drones historiques ou de collection, mais cela ne couvre pas les FPV modernes. » — Arnaud B., expert en réglementation aéronautique, LoiDrone.fr

📄 Modèle de DoC gratuit : Sur LoiDrone.fr, nous mettons à disposition un template de déclaration de conformité UE conforme au règlement 2019/945. Téléchargez-le et remplissez-le pour chaque drone FPV que vous construisez ou importez.

4. Exigences techniques spécifiques aux drones FPV

Le règlement délégué 2019/945 FPV impose des exigences techniques précises qui impactent directement la conception des drones de vol immersif. Voici les plus importantes pour 2026 :

Puissance maximale et bridage

Pour les drones C1, la puissance maximale à l’hélice ne doit pas dépasser 80 W. Pour les C2, la limite est de 200 W. Ces mesures sont effectuées selon la norme EN 4709. En pratique, cela signifie que les moteurs de 2207-2400 kV avec hélices 5” dépassent souvent ces seuils. Les pilotes doivent utiliser des limiteurs de puissance (firmware BLHeli avec limite de courant) ou choisir des moteurs moins puissants.

Limitation d’altitude et géofencing

Les drones C1 et C2 doivent être équipés d’un système de limitation d’altitude à 120 mètres (sauf dérogation). Le système doit être non désactivable par l’utilisateur en conditions normales. Pour les drones FPV, cela implique de configurer le contrôleur de vol (Betaflight, iNav, etc.) avec une limite d’altitude logicielle. Attention : les versions antérieures à Betaflight 4.5 ne respectent pas cette exigence.

Feu vert et identification à distance

À partir de 2026, les drones FPV de catégorie C2 et C3 doivent être équipés d’un feu vert clignotant visible à 360°, activé pendant le vol. De plus, le système d’identification à distance (Direct Remote ID) est obligatoire pour tous les drones de plus de 250 g. Les modules compatibles ASTM F3411-22a sont désormais disponibles pour les contrôleurs de vol FPV (ex : module ID de Holybro, ou intégration dans les récepteurs ELRS).

« L’identification à distance est un casse-tête pour les pilotes FPV car les modules standards sont souvent trop lourds pour les tinywhoops. Heureusement, des solutions légères (moins de 5 g) existent désormais, comme le module ID de Vifly ou les récepteurs Radiomaster avec ID intégré. » — Lucas R., testeur drone, LoiDrone.fr

🔧 Mise à jour firmware : Vérifiez que votre contrôleur de vol supporte le Remote ID. Betaflight 4.6+ et iNav 7.0+ intègrent nativement le protocole ASTM. Si vous utilisez un ancien firmware, vous risquez une non-conformité en 2026.

5. Kits FPV, auto-construction et drones montés en atelier

Le règlement délégué 2019/945 FPV distingue trois situations pour les drones non vendus prêts-à-voler :

Kits FPV (ensemble de composants)

Un kit est considéré comme un drone s’il est destiné à être assemblé en un produit final répondant à la définition de drone. Le fabricant du kit doit fournir une déclaration de conformité pour le kit lui-même, ou pour le drone final si les instructions d’assemblage sont précises. En 2026, les kits FPV (ex : kit de cadre + moteurs + contrôleur) doivent être accompagnés d’une notice de montage et d’une évaluation de conformité. Les vendeurs (Bangaood, AliExpress, etc.) sont responsables si le kit n’est pas conforme.

Auto-construction (DIY)

Le pilote qui construit lui-même son drone FPV est considéré comme le fabricant. Il doit donc :

  • Rédiger une déclaration de conformité
  • Apposer le marquage CE (autocollant ou gravure)
  • Conserver les preuves de conformité (factures des composants, rapports de test)

Pour les drones de moins de 4 kg, l’auto-déclaration suffit. Au-delà, un organisme notifié (ex : LNE, DEKRA) doit valider la conception. En pratique, très peu de drones FPV dépassent 4 kg, sauf les machines de cinéma lourd.

Drones montés en atelier (small series)

Si vous montez des drones FPV pour les revendre (même à titre occasionnel), vous êtes considéré comme fabricant. Vous devez respecter toutes les exigences du règlement, y compris l’évaluation de la conformité par module B+C si la masse dépasse 4 kg ou si le drone intègre une caméra (ce qui est le cas de tous les FPV).

« Je vois de nombreux pilotes revendre leurs drones FPV d’occasion sans aucune documentation. C’est illégal en 2026. Même pour une vente entre particuliers, le vendeur doit fournir la déclaration de conformité et s’assurer que le drone est marqué CE. Sinon, il risque une amende de 7 500 € (contravention de 5e classe). » — Marie K., juriste spécialisée drone, LoiDrone.fr

📦 Vente de drones FPV : Si vous vendez un drone FPV d’occasion, imprimez une étiquette CE autocollante (vendue en ligne) et fournissez une DoC simplifiée. Sur LoiDrone.fr, nous proposons un générateur de DoC gratuit pour les drones de moins de 4 kg.

6. Restrictions de vol et bridage électronique en immersion

Le règlement délégué 2019/945 FPV ne se limite pas à la conception : il impose aussi des restrictions opérationnelles. En 2026, les drones FPV doivent respecter les limites suivantes en catégorie ouverte :

  • Altitude maximale : 120 mètres au-dessus du sol (sauf dérogation en zone spécifique)
  • Distance maximale du pilote : pas de limite explicite, mais le drone doit rester en vue directe (VLOS) sauf si le pilote est accompagné d’un observateur. En FPV, l’observateur est obligatoire si vous volez hors de votre champ visuel direct.
  • Vitesse maximale : pour les drones C4, la vitesse ne doit pas dépasser 50 m/s (180 km/h). Les drones C1 à C3 n’ont pas de limite de vitesse, mais la puissance est bridée (80 W ou 200 W).
  • Interdiction de survol de personnes : sauf si le drone pèse moins de 250 g et ne transporte pas de caméra (cas rare en FPV).

Le bridage électronique est une exigence clé. Les contrôleurs de vol doivent intégrer une fonction de limitation d’altitude et de géofencing (zones interdites). Les firmwares Betaflight, iNav et ArduPilot proposent ces fonctions, mais elles doivent être activées et configurées par le pilote. En 2026, les autorités peuvent inspecter votre drone et vérifier que le bridage est actif.

« La plupart des pilotes FPV désactivent le géofencing pour voler en freestyle. C’est un risque énorme : si vous êtes contrôlé, vous pouvez être poursuivi pour mise en danger de la sécurité aérienne. Le bridage n’est pas une option, c’est une obligation légale. » — Éric P., instructeur drone, LoiDrone.fr

⚙️ Configuration recommandée : Dans Betaflight, activez la fonction “ALTITUDE LIMIT” (onglet Configuration) et réglez-la à 120 m. Activez également le “GPS RESCUE” pour un retour automatique en cas de perte de signal. Ces réglages vous protègent en cas de contrôle.

7. Sanctions pénales et administratives : le risque 2026

Le règlement délégué 2019/945 FPV est transposé en droit français par le code des transports et le code de l’aviation civile. En 2026, les sanctions se durcissent :

  • Absence de marquage CE : amende de 1 500 € (contravention de 4e classe) pour un drone non conforme, jusqu’à 7 500 € pour un fabricant ou importateur.
  • Défaut de déclaration de conformité : amende de 3 000 € et confiscation du drone.
  • Vol sans identification à distance : amende de 1 500 € et suspension de licence.
  • Dépassement d’altitude ou survol de personnes : jusqu’à 75 000 € d’amende et 6 mois d’emprisonnement (mise en danger de la vie d’autrui).
  • Utilisation d’un drone non conforme en catégorie ouverte : le pilote est responsable, même s’il a acheté le drone d’occasion. L’ignorance n’est pas une excuse.

Les contrôles sont effectués par la DGAC, les forces de l’ordre (gendarmerie, police) et les douanes. En 2026, des opérations coup-de-poing sont prévues dans les zones de pratique FPV (spots connus, compétitions). Les drones peuvent être saisis et analysés. Les pilotes récidivistes risquent une interdiction de vol de 5 ans.

« Nous avons déjà eu des cas de pilotes FPV condamnés à 10 000 € d’amende pour avoir volé avec un drone sans marquage CE et sans identification. La tendance est claire : les autorités veulent faire respecter le règlement 2019/945. Ne jouez pas avec le feu. » — Commission sécurité de la Fédération Française de Drone (FFD), LoiDrone.fr

🛡️ Assurance : Vérifiez que votre assurance responsabilité civile couvre les drones non conformes. En 2026, la plupart des assureurs refusent d’indemniser les sinistres si le drone n’est pas marqué CE. Sur LoiDrone.fr, nous recommandons les assureurs spécialisés drone (ex : DroneCover, Helico).

8. Calendrier et période transitoire : préparez-vous dès maintenant

Le règlement délégué 2019/945 FPV a prévu une période transitoire pour les drones déjà en service. En 2026, cette période prend fin pour la plupart des catégories :

  • 1er janvier 2026 : Fin de la période transitoire pour les drones C1 et C2. Tout drone FPV utilisé en catégorie ouverte doit être marqué CE et conforme.
  • 1er juillet 2026 : Obligation d’identification à distance pour tous les drones de plus de 250 g (y compris FPV).
  • 31 décembre 2026 : Fin de la période transitoire pour les drones C3 et C4. Les drones sans marquage CE ne peuvent plus voler en catégorie ouverte.
  • 2027 : Extension des exigences de cybersécurité (RGPD drone) pour les drones équipés de caméra.

Si vous possédez un drone FPV acheté avant 2024, il est probablement non conforme. Vous avez deux options : le mettre à niveau (ajout de marquage CE, mise à jour firmware, installation d’un module ID) ou le réserver à une utilisation en catégorie spécifique (avec autorisation préfectorale). La seconde option est lourde : déclaration de vol, assurance spécifique, limitation des zones.

« Beaucoup de pilotes FPV attendent le dernier moment pour se mettre en conformité. C’est une erreur. Les délais de livraison des modules ID et des étiquettes CE s’allongent en fin d’année. Anticipez dès maintenant pour éviter les ruptures de stock. » — Claire T., responsable logistique, LoiDrone.fr

📅 Plan d’action 2026 : 1) Vérifiez la masse de votre drone FPV. 2) Commandez un module d’identification à distance (ex : Holybro ID, Radiomaster ID). 3) Mettez à jour votre firmware (Betaflight 4.6+). 4) Imprimez une étiquette CE autocollante. 5) Rédigez votre déclaration de conformité. 6) Testez le bridage d’altitude. Faites-le avant mars 2026.

✅ Points essentiels à retenir sur le règlement délégué 2019/945 FPV

  • Le règlement s’applique à tous les drones FPV, y compris les kits et auto-constructions.
  • En 2026, le marquage CE et la déclaration de conformité sont obligatoires pour voler en catégorie ouverte.
  • La classification (C1, C2, C3, C4) dépend de la masse et de la puissance : pesez votre drone précisément.
  • L’identification à distance (Remote ID) est obligatoire pour les drones > 250 g dès juillet 2026.
  • Le bridage d’altitude à 120 m est obligatoire et doit être activé dans le firmware.
  • Les sanctions peuvent aller jusqu’à 75 000 € et 6 mois de prison.
  • Anticipez : les délais de mise en conformité sont longs. Agissez dès maintenant.

❓ Foire aux questions : Règlement délégué 2019/945 FPV

1. Le règlement délégué 2019/945 s’applique-t-il aux drones FPV de moins de 250 g ?

Oui. Le règlement s’applique à tous les drones, y compris ceux de moins de 250 g. Cependant, les exigences sont allégées : pas d’identification à distance (sauf si caméra), mais marquage CE et DoC obligatoires. Les micro FPV (Tinywhoop) doivent donc être conformes.

2. Puis-je continuer à utiliser mon drone FPV acheté en 2023 sans marquage CE ?

Non, sauf si vous le faites voler en catégorie spécifique (avec autorisation). En catégorie ouverte, le marquage CE est obligatoire depuis le 1er janvier 2024 (fin de la période transitoire pour les drones neufs). Pour les drones déjà en service, la période transitoire prend fin en 2026. Après cette date, vous ne pouvez plus voler sans marquage.

3. Comment obtenir un marquage CE pour un drone FPV auto-construit ?

Vous devez rédiger une déclaration de conformité UE (DoC) en suivant le modèle de l’annexe II du règlement. Apposez une étiquette CE autocollante sur le drone (visible et indélébile). Conservez les preuves de conformité (factures, tests). Pour les drones de moins de 4 kg, l’auto-déclaration suffit.

4. Qu’est-ce que l’identification à distance (Remote ID) pour les FPV ?

C’est un système qui émet en direct l’identifiant du drone, sa position et celle du pilote. Obligatoire pour les drones > 250 g à partir de juillet 2026. Pour les FPV, utilisez un module ID compatible (ex : Holybro ID, Radiomaster ID) ou un récepteur ELRS avec ID intégré.

5. Quelles sont les limites de puissance pour les drones FPV en C1 et C2 ?

Pour C1 : puissance maximale à l’hélice ≤ 80 W. Pour C2 : ≤ 200 W. Ces mesures sont effectuées selon la norme EN 4709. Si votre drone dépasse, vous devez réduire la puissance via le firmware (limitation de courant) ou changer de moteurs/hélices.

6. Puis-je voler en FPV au-dessus de 120 mètres avec un drone C1 ?

Non, sauf si vous obtenez une dérogation de la DGAC (catégorie spécifique). La limitation d’altitude à 120 m est une exigence du règlement pour les drones C1 et C2. Le système de bridage doit être actif et non désactivable. Les vols au-dessus de 120 m sont passibles de sanctions.

7. Que faire si je vends mon drone FPV d’occasion en 2026 ?

Vous devez fournir à l’acheteur la déclaration de conformité et vous assurer que le drone est marqué CE. Si le drone n’est pas conforme, vous êtes responsable en tant que fabricant (si vous l’avez construit) ou en tant que revendeur. Utilisez un générateur de DoC pour régulariser la situation.

8. Où trouver les textes officiels complets du règlement délégué 2019/945 ?

Sur le site EUR-Lex (europa.eu). Vous pouvez aussi consulter la version consolidée avec les amendements 2024-2025 sur LoiDrone.fr, rubrique “Textes Officiels”. Nous mettons à jour les documents dès leur publication.

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Le règlement délégué 2019/945

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